l’âge de raison

Posté par kahasane le 20 juin 2013

Que reste-t-il à faire maintenant que l’opposition est devenue ce no man’s land où les gens se perdent sans réellement trouver ce qu’ils cherchent ? Pourtant on ne pourra jamais accuser  ceux qui y ont adhéré, leur envie de croire en un autre modèle gouvernemental, meilleur, était  tout à fait légitime, malheureusement, ainsi que je l’ai répété inlassablement,  cette opposition n’est pas ce qu’il fallait, l’immobilisme politique non plus  n’est pas  ce qu’il nous faut.  Attendre en vain que les choses s’améliorent d’elles-mêmes et retourner à l’état antérieur à ces élections, n’est pas non plus une option.  En attendant, nous sommes obligés de nous contenter de nos dirigeants actuels en essayant de faire ce que nous faisons depuis quelques mois, pour certains, interpeller les dirigeants politiques sur toutes les questions sociétales que se posent les Djiboutiens. Car ce gouvernement a vraiment une chance incroyable, certains diront que la chance n’a rien à y voir, mais disons qu’aujourd’hui, il s’offre une deuxième  chance. Avec notre complaisance, un nouveau départ est possible, d’ailleurs avons-nous le choix ? C’est cela ou une anarchie, que certains appellent de tous leurs vœux mais  dont une majorité de  Djiboutiens n’en veut pas, l’avantage du parti politique au pouvoir depuis l’indépendance,  c’est qu’il a réussi à fédérer ses forces autour d’un seul homme, la faute des opposants, c’est qu’il n’ont pas réussi à sortir un seul homme du lot,  et les plus valeureux d’entre eux, les gens passionnés et animés d’un rêve de société meilleure,  ont été phagocytés par les plus anciens, et se demandent ce qu’ils sont allés faire dans cette galère.

Le parti au pouvoir et ses dirigeants  sont obligés maintenant de changer de modus operandi, s’ils ne veulent pas être largués très vite, ils doivent changer de discours, ce peuple a grandi, il est patient et pacifique, mais il ne faut pas prendre cela aussi pour acquis, il a d’ailleurs montré qu’il était prêt à leur donner une leçon en se jetant dans les bras du premier parti venu. Il faut que le gouvernement accompagne les Djiboutiens dans leur évolution et prenne en compte leurs demandes. Il faut écouter la population djiboutienne qui faute de journaux libres, s’exprime sur tout autre canal disponible, lui donner les libertés auxquelles elle aspire, les opposants, il   il faut leur offrir un cadre institutionnel et surtout il faut les accepter. La corruption, il faut la combattre.L’administration centrale, il faut la redresser,L’enrichissement illicite, il faut lutter contre.

En d’autres termes, il faut réinstaurer la confiance.

On sent des frémissements, mais il ne faut pas que ce soit juste des frémissements mais un vent porteur de nouveauté et qui ébranle toutes les forces d’inertie qui nous retiennent à terre.

Haroun al Rachid, calife de Bagdad, se déguisait en mendiant, pour s’enquérir des préoccupations de son peuple, c’était il y a 1300 ans à peu prés, aujourd’hui Dieu merci, il y a mille et une manière de prendre la température d’une société.

 

 

.

 

 

 

Lechoixdelasimplicite |
Enchemin11 |
Que permet l'environne... |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Changersavie
| Lapilulerouge
| Petiteppsblog