La route de Tadjourah

Posté par kahasane le 22 janvier 2016

 

Elle est belle la route de Tadjourah, surtout dès que la mer  s’invite au voyage   mes yeux ne peuvent plus quitter cette mer si   lisse et si limpide,

Au début elle  est proche et d’un bleu turquoise, cette couleur que, je croyais,  n’exister que dans les romans.

Elle est presque à portée de main, si proche de la route,   mais plus on monte en altitude et on aborde les multiples virages, plus elle s’éloigne, et change de couleur, elle dévient bleu très clair, presque blanchâtre, quand la lumière du matin vient à sa rencontre, et là, disparait et réapparait au gré des tournants,

Le Goubet et l’ile du Diable, deviennent visibles aussi, lieux de tant de légendes,

Aucun vent ne vient perturber  cette mer, sans  ride et sans  aucun murmure  on dirait qu’un drap a été mis dessus, un drap blanc, tiré méticuleusement, elle est silencieuse, en parfaite harmonie avec ce ciel, si bleu.

Quand onla  fixe un peu longtemps, elle  se confond avec l’horizon.

Le paysage est composé de failles, des collines abruptes, tournées vers cette mer dont les douces vagues viennent délicatement  mourir en contrebas.  La  terre est recouverte de croutes noires mais la mer est là, pour adoucir tout ce que ce paysage a de rugueux.

Quelquefois, le ciel devient sombre, et le soleil, avant de disparaitre sous ces nuages, jette avec toute ses forces ses derniers rayons, sur une partie de la mer qui ainsi se  détache  et devient lumineuse et le regard, charmé,  s’attarde  sur cette sorte de halo.

Baudelaire avait dit « Homme libre, tu chériras toujours la mer » Peut-être  est-ce son âme qu’on a envie de contempler?

Cette mer est belle,  cette région est belle, elle n’est pas verte, mais malgré tout elle reste majestueuse, comme si elle recelait de secrets venus de siècles passés, comme si elle avait été témoin de bouleversement climatiques, dont on voit la trace sur le sol,  mais la mer, elle, toute souriante, fait oublier   cette nature, un peu inhospitalière, les arbres, sont noueux, mais la mer, elle, est là, changeant de couleur , provoquant même une sorte de réverbération, avec ce soleil éclatant  du matin,

Quand on se rapproche de Tadjourah, elle arrête de jouer à cachecache et vient  se dévoiler à nos yeux, dans son immensité,  on a laissé derrière les routes sinueuses, les multiples virages, on peut suivre le voyage des vagues, qui n’ayant pas de vent pour les porter, viennent paresseusement se trainer jusqu’ au bord,

Mes yeux sont captivés, la mer a quelque chose de magique, charmeur, elle continuer à nous guider vers cette ville du nord,  de l’autre côté, il n’y a qu’un paysage vide, orné de quelques arbres, mais à droite, il y a cette étendue d’eau, qui, tout en nous berçant de ces clapotis presque imperceptibles, nous emmène à Tadjourah,

Enfin on est  arrivé, et la ville s’enorgueillit de ce bras de mer, c’est son charme à elle, les gamins jouent autour ou se baignent,  quelquefois, ils n’ont qu’un pied à mettre dehors pour la retrouver,  pourquoi bouderaient-ils leur plaisir ?

je n’ose imaginer le bonheur de ceux qui habitent au bord de cette mer,  qui s’endorment  la nuit avec  ce roulis incessant, et s’ils  éteignent tout,  ventilateurs et autre, ils peuvent  se contenter de l’écouter,  venir se jeter contre le mur,  quand le temps est au vent, et s’endormir avec cette musique.

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